Élément Eau : mythes, symboles et tarologie.

L'Eau, mythes et symboles

symbole de l'Eau

L'eau associé à la série des Coupes du Tarot.

Eau1Le principe opposé à l'énergie est celui de l'entropie : la dégradation progressive d'un système et de son énergie. Cette dégradation peut aller jusqu'au refus même du système, de son activité, de son existence. Le feu constitue à lui seul un système entropique, de même que le dualisme feu et eau.

A tout système émetteur correspond un système récepteur ; par analogie, c'est un mécanisme de contraste : le blanc et le noir, le faux et le vrai, le jour et la nuit... et le Feu et L'Eau.

Second principe fondamental de la nature, l'eau au feu. Elle est représentée par les Coupes du Tarot. L'eau est un élément nourricier, réceptif, récepteur mais aussi de génération, de fécondation et de fertilité, ce qui la rend identique au feu.

Cependant l'eau se différencie du feu dans sa valeur symbolique : elle est d'essence intérieure, latente, féminine ; le feu est extérieur, spontané, masculin. Les grands mythes de l'humanité, les déluges, le mythe du Graal, l'arche de Noé, l'Atlantide sont des mythes réceptifs à vocation ou croyance intérieure, personnelle, quand bien même ils sont l'histoire de la conscience collective de l'humanité.

Il y a quelques millions d'années, l'eau apparut sur terre par un phénomène somme toute fort simple. La terre se contractait sous l'effet de la chaleur en raison de sa gestation magmatique douloureuse et suite à l'explosion originelle, renfermait des quantités impressionnantes de gaz qui s'échappaient à la surface de la terre. Lorsque celle-ci commença à se refroidir, l'atmosphère se chargea de vapeur d'eau ; cette eau se condensa en pluie... Nous pouvons imaginer sans peine ce que furent les déluges.

Il faut savoir aussi que certaines eaux ne furent jamais libérées lors de la formation de la croûte terrestre et constituent aujourd'hui nos lacs, nos mers, nos océans. Cette dernière remarque nous fera mieux comprendre pourquoi la tradition accorde deux types d'eau : les eaux terrestres ou matricielles, source de toute vie, et les eaux célestes, sources de fécondation mais aussi de régénération par la mort.

L'eau est une force vitale et destructrice comme le Feu. C'est ainsi qu'est né dans cet inconscient de l'humanité en devenir, l'association de l'eau à deux symboles principaux, la femme et son corrolaire, la Lune, association reprise justement par la psychanalyse. Les légendes celtiques, grecques ou égyptiennes s'accordent sur ce point.

La tradition recèle d'innombrables légendes sur les mystères de l'élément aquatique : sur ses richesses, ses trésors, ses secrets, ses dangers. Si la surface de l'eau est belle, douce, claire et bleue, qu'en est-il du dessous ? Quelles découvertes merveilleuses et terribles pourrions-nous bien y faire ?

L'imagination des hommes s'élance alors dans une chevauchée mythologique et psychologique à caractère fantastique et crée pour la mémoire universelle des mythes et des personnages romanesques, monstrueux ou cruels. Les mers et les océans se verront peuplés de nymphes qui dérobent les nouveaux-nés et perturbent la conscience des hommes, de sirènes dont les voix mélodieuses, comme celle de Circé, envoûtent Ulysse et d'ondines qui se proposent d'accompagner les navigateurs égarés.

Mythes et symbole Air.

Nous remarquons que tous ces symboles liés aux eaux ont pour cadre l'élément féminin associé pour la circonstance aux sortilèges, à la folie, à la mort. Il en est de même pour les cités englouties par la force des tempêtes et la folie collective : L'Atlandide ou la cité d'Ys en Bretagne.

L'instinct de vie et de mort est féminin. La femme est considérée comme la vestale des eaux comme les vestales romaines l'étaient pour le feu. L'éternel est féminin ! Cette fonction de mort symbolise l'aboutissement : l'aboutissement par le don de la naissance et l'aboutissement ultime par la mort. L'exemple qui vient à l'esprit est celui d'Iseult. Tout comme l'eau, la femme a une fonction primordiale. Dans la plupart des traditions, légendes et contes, l'image de la mort prend souvent les traits d'une femme.

Élément eau et tarologie.

D'autre part, nombreuses sont les divinités féminines que les hommes ont invoquées dès la plus haute antiquité : Isis, Ishtar, Astartén Thémis, Hécate, Démeter, Calypso, Freyr, Marie. Elles sont les forces vives, les forces séductrices dont la portée des pouvoirs est difficilement mesurable car elles sont les symboles de l'inconscient qui dorment au plus profond du coeur des hommes.

Dans cet esprit, il est naturel d'associer l'Eau et la femme à la Lune.  Cet astre des nuit est chargé de multiples attributions et d'affectations psychologiques. Il est symbole de mort à sa façon : lorsqu'il apparaît, c'est la fin de la vie solaire, la fin du monde extérieur et vigoureux. La Lune est en opposition : c'est le monde intérieur, secret, passif. Nous pouvons imaginer la terreur du premier homme de l'humanité, lors du premier grand soir, de la première grande nuit !

L'homme est à lui seul un univers extérieur mais surtout un univers intérieur que la nuit peut lui faire découvrir et dans laquelle il peut se reconnaître. Tout comme l'eau est dans la femme, la Lune devient un élément et une des manifestations de la connaissance.

La Lune invite à l'examen de conscience. Seul le monde de la nuit peut nous révéler notre véritable dimension personnelle et humaine, évaluer nos réelles capacités, éveiller nos sensibilités, enrichir notre imaginaire et nos rêves. Telle la Coupe de notre Tarot, associée à l'élément eau, tout se crée dans un creuset, au fond et au sein d'un environnement où se mélangent inquiétudes et espoirs. Il s'agit d'une quête propre et intime.

Caractéristique : L'eau mélange du froid et de l'humide.
Correspondance tarologique : Elément Eau symbolisé par les Coupes.
Signes astrologiques associés : signes du Cancer, du Scorpion et des Poissons.

Tirage des cartes par le Tarot.

Date de dernière mise à jour : 05/01/2015

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